mercredi 11 mars 2009
mardi 10 mars 2009
sé sa ki fet
L'île restera encore longtemps sous le contrôle des indigènes et c'est en 1626, à la suite de la création par Richelieu de la Compagnie des Iles d'Amérique, que Liénard de L'Olive puis Belain d'Esnambuc établissent le premier contact français avec "la perle des Antilles". La conquête de ces nouveaux territoires entraînera l'extermination progressive des indigènes Caraïbes. Du Parquet, qui gouverne le territoire au nom de la "Compagnie", achète l'île de La Martinique pour son propre compte en 1650.
En 1674, sous Louis XIV, la Martinique est rattachée à la couronne de France. A partir de cette époque la traite des noirs d'Afrique commence à s'organiser et à se développer. En 1685, le "code noir" de Colbert met en application ce qui, selon lui, devrait être les "bonnes règles et usage de l'esclavage"... Reprise par les Anglais en 1759, l'île est rendue aux Français en 1763, à la suite d'un échange avec les terres du Canada, ratifié par le traité de Paris. Alors qu'en France la révolution gronde, en Martinique s'opposent les clans royalistes et républicains.
En 1791, le comte de Béhague parvient à reconquérir l'île et à hisser le drapeau à fleur de lis sur le seul territoire royaliste de la toute nouvelle République de France. Ces événements ont pour effet d¹attiser les rivalités entre les békés blancs et les mulâtres alliés aux noirs affranchis, qui réclament une égalité de droits avec les blancs. En 1793, la Convention proclame l'abolition de l'esclavage et Béhague prend la fuite à l'arrivée du gouverneur Rochambeau. Cette abolition ne sera pourtant jamais appliquée puisque les royalistes s'allient aux Anglais qui reprennent à nouveau possession de la Martinique jusqu'en 1802. Le territoire passera de main en main plusieurs fois avant d'être rendu définitivement à la France en 1815 par le traité de Vienne.
L'esclavage ne sera définitivement aboli que le 4 mars 1848. Pourtant en 1848 et 1859 on fit encore acheminer plus de 10 000 Africains prétendument "volontaires" à l'immigration. Le 8 mai 1902 le Mont Pelée (au nord-ouest de l'île) se met en éruption et provoque la mort de 28 000 personnes, Saint -Pierre est détruit et Fort de France devient la nouvelle capitale. En 1946, la France met fin au statut colonial des Antilles et la Martinique devient département français avant de devenir une région à part entière en 1983.
Aujourd’hui, les Martiniquais ont définitivement remis en cause la solution de l’émigration (maintenant disqualifiée) vers l'hexagone. Du côté de l’État français, le recours systématique aux subventions a fini par devenir une «forme d’assistanat perpétuel» dans une île où le taux de chômage atteint les 25 %. Enfin, en Martinique comme en Guadeloupe, la problématique identitaire martiniquaise n’a pas été résolue, puisque l’assimilation à la culture européenne, surtout depuis l’intégration à l’Union européenne, s’avère en totale contradiction avec la réalité géostratégique de la Martinique au sein des Antilles. Par ailleurs, depuis plusieurs années, les Martiniquais créolophones s’impliquent davantage dans la gestion de l'île et la nomination d’un «Métro» à un poste-clé ne va plus de soi. À ce sujet, les années quatre-vingt-dix ont été marquées par des grèves dont la revendication principale portait sur l'égalité des traitements entre Blancs et Noirs occupant des postes identiques
Ki koté nou yé?
lundi 9 mars 2009
an neg ki prouvé
Lire les articles liés. Saint-George est né esclave en Guadeloupe, sa mère, Anne, dite Nanon (née vers 1723 au Lamentin, en Guadeloupe) étant elle-même une esclave d'origine africaine. Son père, Georges de Bologne de Saint-George (1711-1774), colon protestant d'origine néerlandaise, lui donna une éducation soignée. Il excella très jeune dans plusieurs disciplines : équitation, escrime, danse et musique. Arrivé définitivement en métropole en 1753, il y fut rejoint, deux ans plus tard, par ses parents et entra à l'académie de Nicolas Texier de la Boëssière afin de se préparer au métier d'officier. En 1761, il fut admis dans le corps prestigieux des gendarmes de la garde du Roi et devint rapidement célèbre pour ses remarquables capacités artistiques et sportives. Il se fit notamment connaître comme violoniste prodige et escrimeur hors pair.




